Au nombre des points
qui viennent nourrir la controverse sur la date de composition de la vita de
saint Goëznou (VG), la question de l’identité du dédicataire de ce
texte, l’évêque Eudon, n’a pas encore été tranchée, au moins provisoirement[1].
Nous espérons que les quelques notes ci-dessous pourront contribuer à cette
issue.
I
Selon que l’on adopte
l’une ou l’autre des deux dates principales (1099[4]
ou 1199[5])
proposées pour remplacer celle de 1019, le prélat, dont l’hagiographe indique
qu’il était alors dans la 24e année de son épiscopat[6],
aurait donc accédé au siège épiscopal de Léon soit en 1076, soit en 1176 (en
données « brutes », c’est-à-dire indépendamment du moment de l’année
auquel était intervenue cette accession ainsi que du style de l’année utilisé
par l’écrivain).
Or 1076 s’avère impossible
en raison de la présence sur le siège de Léon à la même date d’Omnes, dont
l’épiscopat a duré au moins jusqu’aux années 1081-1084[7].
Au reste, nous avons naguère montré, sur une indication donnée par Hubert
Guillotel[8],
que le terminus a quo de la composition de la VG ne peut être
antérieur à 1135[9] ;
mais notre démonstration n’a pas paru suffisamment probante aux yeux de
certains critiques : nous préparons en conséquence un travail approfondi à
ce sujet.
En tout état de
cause, la date de 1176 s’avère, quant à elle, parfaitement compatible avec la
mention d’Eudo Leonensis (« Eudon de Léon ») au nombre des
prélats de la province de Tours ayant participé en 1179 au 3e
concile du Latran ; prélats dont on trouve la liste dans les grandes
collections conciliaires publiées aux XVIIe et XVIIIe
siècles[10].
Ces travaux anciens, dont nous sommes encore largement tributaires, présentent,
malgré leur érudition, un gros défaut : celui de se (re)copier les uns les
autres[11],
sans nécessairement remonter aux sources, indiquées le plus souvent de façon
vague, ce qui, on l’imagine, ne facilite pas leur identification, dans le cas
où elles existeraient encore. Conséquemment, certaines variantes signalées par
les éditeurs sont invérifiables : c’est en particulier la situation du nom
Gui (Guido) lequel, selon les opposants à l’hypothèse que nous proposons,
serait en fait le nom véritable de l’évêque de Léon et Eudon (Eudo) une
simple variante. Notre excellent collègue et ami, le regretté Gwenaël Le Duc, ardent
partisan de la date de 1019, est même allé jusqu’à écrire :
Mais enfin, rien ne permet de donner la préférence à
la forme Eudo sur la forme Guido, au contraire même, et pour le
coup l’existence d’Eudon en 1179 devient plus problématique que celle d’Eudon
en 1019 ![12]
Les listes des
évêques présents au concile de 1179, dont nos recherches nous ont permis
d’identifier les manuscrits-sources, sont au nombre de quatre : trois d’entre elles ont été copiées
sensiblement à l’époque du concile lui-même, ce qui leur donne évidemment une
grande valeur ; la quatrième est une copie moderne a priori copiée sur
l’une des trois autres, car le manuscrit qui la contient appartenait à la
bibliothèque du même monastère, en l’occurrence celui de Saint-Victor de Paris.
Peut-être a-t-il existé un plus grand nombre de manuscrits comportant de telles
listes : ainsi Guillaume, archevêque de Tyr, rapporte ainsi avoir consigné dans
un écrit les noms de trois cents prélats présents, écrit qu’il avait pris soin
de déposer dans les archives de son église[13] ; mais nous ignorons la
destinée de ce document. A l’heure actuelle, les quatre manuscrits dont nous
avons parlé sont les seuls qui sont venus connaissance des spécialistes.de la
question[14].
Ces manuscrits sont
conservés pour trois d’entre eux à la BnF[15] :
ce sont d’ailleurs des manuscrits sortis de scriptoria parisiens (Saint-Denis
et Saint-Victor). Quant à celui qui se trouvait originellement dans la
bibliothèque de l’abbaye prémontrée Notre-Dame et Saint Yved de
Braine[-sur-Vesle], où le duo Martène-Durand, après D’Achéry, l’a vu et en a
tiré la liste des Pères conciliaires de 1179[16], il
semble être également en relation avec Saint-Victor[17] ;
il est aujourd’hui conservé à la British Library[18].
Les quatre manuscrits ont fait l’objet d’une numérisation, qui facilite leur
consultation et la vérification : c’est ainsi que la liste qui figure dans
chacun d’eux mentionne exclusivement, sans équivoque et sans variante, le nom
d’Eudo Leonensis, comme on peut le constater grâce aux photographies ci-après.
Ms London. British Library, Add MS 39646, f. 154r
Ms Paris, BnF, Lat. 14938, f. 265v
Ms Paris, BnF, Lat. 17656, f.162r
(Bien noter la différence de graphie entre Guido Senonensis archiepiscopus et Eudo Leonensis)
Ms Paris, BnF, lat. 14664, f. 268r
(copie moderne XVIIe-XVIIIe s.)
Mais alors, d’où
vient le nom de Guido ? D’une copie de cette liste qui figurait
dans les papiers de Sirmond[19] :
les compilateurs ont fait confiance à ce grand érudit et n’ont pas cherché à
vérifier sa propre source ; peut-être même étaient-ils dans
l’impossibilité de le faire. Qui qu’il en soit, si l’on peut admettre qu’il
s’agissait d’une variante, on constate cependant qu’elle est absente des
manuscrits anciens conservés ; et donc, sauf à adopter une position
systématique en défaveur de la mention du nom de l’évêque Eudon, soutenir que Guido
puisse être la vraie forme du nom de ce prélat semble un combat quelque peu
désespéré.
II
Dans un acte qui
n’est pas daté, sinon par les bornes du « règne » de Geoffroy
Plantagenêt, soit entre 1181 et 1186, un évêque de Léon, –
qui se désigne par l’initiale I. de son nom (ego I. Dei gratia
Leonensis episcopus), mais dont nous apprenons dans la suite de l’acte
qu’il s’agit d’Ivo (ego Ivo episcopus Leonensis), – arbitre un
conflit entre les baillis du duc Geoffroy et les moines de Saint-Melaine au
sujet de l’utilisation du four de ces derniers à Morlaix[20].
Si son authenticité n’est pas douteuse, cet acte se présente sous une forme
incomplète dans le cartulaire de la vieille abbaye rennaise, s’agissant
notamment de la liste des témoins : à signaler parmi ces derniers trois
personnages nommés Eudo, au nombre desquels un clerc, Eudo filius
Bernardi, qui apparait par ailleurs en qualité de « trésorier de
Saint-Pol de Léon » (thesaurarius Sancti Pauli Leonensis) dans sept actes passés par la duchesse Constance aux années 1181-1201[21]. Quand bien même la présence de
l’évêque de Léon, Eudon, au concile du Latran en 1179 est une donnée
quasi-irréfragable, ainsi qu’on vient de le voir, on a objecté que son
pontificat ne pouvait donc se prolonger jusqu’en 1199, à moins de supposer
qu’un seul et même personnage ait pu être connu sous deux noms différents.
C’est donc sur un
autre terrain que celui de la chronologie qu’il convient de se situer pour traiter
cette question : c’est la raison pour laquelle nous donnons ci-dessous de
longs passages d’une étude que notre regretté Maître et ami, Bernard Tanguy,
celtisant, historien et onomasticien a consacrée à la question des noms d’Yves
de Tréguier[22].
Tanguy effectue
d’abord un état des lieux au moment où la cause du futur saint a fait l’objet
d’une enquête sur sa vie et ses miracles :
Si Yvo a pu être popularisé dans la France du
Nord par la grande renommée d’Yves de Chartres, évêque de la ville de 1091 à
1116, en Bretagne, celle de saint Yves ne fut pas, contrairement à ce qu’on
pourrait penser, à l’origine de son expansion. Il était, en effet, déjà courant
de son temps, puisque le plus porté dans le Trégor, en 1330, à en juger par le
procès de canonisation. Il n’est pas douteux cependant que, dans le procès, la
notation Yvo masque, en nombre de cas, le nom breton Eudon, même si
l’équation n’est faite qu’en trois occasions. Ainsi, un paroissien de
Ploumagoar, témoin d’un miracle, est-il dit Eudo seu Yvo Bruni (p. 138),
ou encore Yvo Bruni alias dictus Eudo Bruni (p. 140). De même, le
château de Bois-Éon, en Lanmeur, est indifféremment appelé Silva Eudonis
et Silva Yvonis (p. 211). À la même époque, on relève dans le cartulaire
de Quimper, en 1328, Eudonis Britonis de Loco Marie et, en 1334, Yvonis
Britonis de Loco Marie[23].
Puis le chercheur
traque la documentation pour repérer à quelle époque pouvait remonter cette
assimilation, dont il situe les premières attestations « à la fin du XIIe
siècle » : après avoir évoqué le cas de l’évêque de Léon, il
indique que
l’abbé de Coatmalouen, en Kerpert, est dit, en 1198, I(vo)
de Cotmaloan abbas dans un acte concernant l’abbaye de Saint-Rion ; témoin,
en 1202, de la fondation de Beauport, il est nommé dans l’acte qui la relate Eudo
de Comalouan. De même, entre 1193 et 1201, dans un acte passé entre la
duchesse Constance et l’évêque de Quimper, figure parmi les témoins un certain Eudo
capellanus Sancti Tudii, qu’on peut penser être le même personnage
que le magister Ivo de Sancto Tudi, témoin en 1152 de la confirmation de
la fondation de l’abbaye de Locmaria par l’évêque Benoît, et qu’Ivo de Ponte,
chapelain de l’église Saint-Tudi, à qui fait allusion un acte de 1224. Cité en
1266, dans un acte de l’abbaye de Beauport, un certain Eudo filius Gaufridi,
est aussi, en 1269, appelé Ivo filius Gaufridi. Les deux actes précisant
que Geffroy était « autrefois recteur d’Yvias », il n’est pas douteux qu’il
s’agit de la même personne[24].
La philologie et la
linguistique expliquent ce phénomène qui, on l’a vu dans l’enquête sur Yves de
Kermartin, s’était prolongé jusqu’au XIVe siècle :
Bien que l’on continue d’écrire Eudon, cette
graphie ne reflète pas la prononciation bretonne du temps, qui, dès le XIe
siècle, était Ewđon (= Ewzon), évolution qui conduira à Eozen,
forme attestée par le Catholicon, en 1464, qui indique : Euzen,
g(alleg) Yvon, l(atin) Yvo,-onis. Il est important de remarquer que le
correspondant français donné par Lagadeuc n’est pas Yves mais Yvon,
ce que confirment les dires de dom Louis Le Pelletier, en 1716 : « ceux de
ce pays qui parlent François, disent Yvon. Les Hauts Bretons Yves, comme nous…
». De fait, dans les milliers de noms cités dans l’enquête de réformation des
fouages de l’évêché de Tréguier en 1427, c’est aussi, à l’exclusion d’Yves,
le prénom Yvon que l’on rencontre à de très nombreux exemplaires. C’est,
en effet, à Yvon, et non à Yves, qu’a été assimilé Eudon.
Cette assimilation a été rendue possible suite à
l’effacement de -d-. Ce phénomène s’observe, dès le XIIIe
siècle, dans les chartes de Beauport. À côté de formes conservatrices comme Ploaza,
pour Plouha, ou Adenor et Azenor, on relève des formes évoluées Ploaha
et Aanor, Aenor. De même, noté Plohozec, Plohedec à la fin
du XIIe siècle, Plouézec, en breton Ploueg, est transcrit Plouezec,
Ploozoc, Plouoc, Plouec en 1202. Cette évolution,
imputable, selon certains, à l’influence du français, où le -đ- intervocalique devenu fricatif s’est effacé vers la
fin du XIe siècle, ne pouvait qu’amener l’équation d’Ewon
avec Yvon et, au-delà, avec Yves[25].
Il est donc possible,
voire plausible, que le prélat qui siégeait sur le siège de Léon à l’époque qui
nous intéresse, depuis 1176 environ, jusqu’en 1199 au moins se désignait
lui-même sous le nom d’Ivo, tandis que ses contemporains l’appelaient Eudo,
ou plus exactement écrivaient son nom Eudo. Il ne s’agit pas du seul
exemple de binymie en matière onomastique et cette coexistence entre des formes
plus ou moins vaguement homophones est précisément confirmée par l’acte passé
aux années 1181-1186.
Pour en terminer au
moins momentanément avec notre personnage, il serait très intéressant de pouvoir
connaître ses origines : outre, là encore, qu’elles apporteraient peut-être
à la question de son double nom des éléments de réponse, ces informations
seraient sans doute de nature à établir le profil d’un prélat dont l’activité
pastorale a notamment consisté, comme c’est également le cas de son
contemporain, l’évêque de Vannes Guethenoc, à (r)amener dans son diocèse de
précieuses reliques destinées à nourrir la dévotion populaire, comme l’a
souligné l’auteur de la VG.
Si,
ayant adopté la date de 1199 pour la dédicace de l’ouvrage en question, nous sommes
en conséquence amené à retenir l’année 1176, voire la fin de l’année
précédente, pour les débuts de l’épiscopat
d’Eudon, nous disposons alors d’un récit circonstancié des événements qui ont immédiatement
précédé l’élection du prélat[26]. On doit ce récit à la plume habituellement précise,
mais ici moins déliée[27] du chroniqueur Robert de Torigni, abbé du
Mont-Saint-Michel :
Willielmus
episcopus de Trigel humanae vitæ finem fecit, cui successit Ivo Brito,
archipresbyter Turonensis. In loco etiam Haimonis, episcopi Leonensis, electus
est quidam archidiaconus ejusdem ecclesiae, non canonice, sed simoniace ;
et cum haberet gratiam tam cleri quam populi, non promeruit consecrationem,
impediente morte Jocii archiepiscopi Turonensis, in cujus loco elegerunt
Turonenses clerici decanum ipsius ecclesiæ Bartholomæum, juvenem strenuum et
genere nobilem (« Guillaume, évêque de Tréguier,
mourut, à qui succéda Ivo Brito, archiprêtre de Tours. À la place d'Hamon,
évêque de Léon, un archidiacre de la même église fut élu, non canoniquement,
mais de manière simoniaque ; et bien qu'il eût la faveur du clergé et du
peuple, il ne put être consacré, empêché par la mort de Josse, archevêque de
Tours, à la place de qui le clergé de Tours élut Barthélemy, doyen de la même
église, un jeune homme actif et de noble naissance »).
Le récit s’interrompt
sans apporter d’explications sur la façon dont le problème de la succession de
l’évêque Hamon, assassiné en 1171, fut enfin réglé. Cependant, on peut
constater, grâce au témoignage de Robert, que ce n’était pas encore le cas en
1174. Peut-être même la situation s’est-elle prolongée jusque fin 1175-début
1176, car de telles vacances épiscopales, longues de plusieurs années, liées aux
procédures en cours, n’étaient pas rares à cette époque, plutôt en Angleterre que
dans le royaume de France : la vacance du siège de Léon pourrait ainsi
constituer un reflet de la position particulière de la Bretagne dominée durant
toute la seconde moitié du XIIe siècle par les Plantagenets.
Une lettre adressée au
métropolitain de Tours, Barthélemy, par Étienne d’Orléans, plus connu sous le
nom de son siège épiscopal de Tournai, mais à l’époque abbé de Sainte-Geneviève
de Paris (soit entre 1175/1176 et 1192), apporte un précieux éclairage sur la
question : soulignant les qualités
morales et la formation intellectuelle du pasteur nouvellement choisi par le
chapitre de Léon, – un membre du « collège » de l’Église de Paris, désigné
par la seule initiale de son nom, I., – Etienne prie instamment Barthélemy
de bien vouloir confirmer l’élection du prélat[28]. Au-delà
de la déférence dont fait preuve le demandeur, renforcée par le recours aux
formules en usage à l’époque dans le monde des lettrés dont les deux hommes
faisaient partie, il apparait que le ton employé est non seulement celui d’un
aîné envers son cadet, mais également celui d’un maître à l’égard de son
disciple, ce qui donne à penser que la lettre a été adressée par Etienne à
Barthélemy assez peu de temps après l’accession de ce dernier au siège
archiépiscopal de Tours, quand il s’agissait de conseiller le nouveau prélat
sur une affaire aussi délicate ; il y a de surcroît dans la demande
d’Etienne un aspect pressant en accord avec le souhait de régler, dans un
contexte difficile, marqué par les revendications métropolitaines de Dol et
l’attitude du roi d’Angleterre Henri II
Plantegenet, une situation qui n’avait que trop duré, à savoir la longue
vacance du siège de Léon depuis la mort de l’évêque Hamon :
on sait combien Etienne, exécuteur en l’occurrence de la volonté des rois de France,
fut impliqué, durant toute la période considérée, dans la défense de l’autorité
du siège de Tours.
Par ailleurs, comment
faut-il entendre la référence au « sacré et vénérable collège » (De
sacro uenerabilique collegio) de l’Église de Paris, apparemment désigné aussi conventus
par Etienne ? On pense naturellement au chapitre cathédral de Notre-Dame, comme
l’écrit Walter Ysebaert[29].
Certes on peut noter que « Dom I. » est qualifié seulement de « prêtre »
et non de chanoine, ou de tout autre titre d’une dignité capitulaire ;
mais il a pu sembler superfétatoire à Etienne d’apporter de telles précisions.
Quant au terme conventus, il se rapporte la communauté monastique réunie
autour de l’abbé ; mais Etienne a peut-être choisi ce mot pour désigner le
groupe formé par le clergé de la cathédrale de Paris, ainsi que les écoles qui
en dépendaient, centre d’une vie intellectuelle et cléricale partagée,
préfigurant d’une certaine manière le milieu universitaire : c’est là que
l’élu de Léon avait été formé s’agissant bien sûr des connaissances du temps,
mais aussi et surtout des aspects de morale. Quoi qu’il en soit, il ne nous a
pas été possible d’identifier ce personnage et ses origines : un Parisien,
ou un Breton « monté » à Paris pour ses études ? La clé de l’énigme n’est peut-être pas
perdue ; mais elle nous a jusqu’à présent échappé.
[1] André-Yves Bourgès, « Les évêques de Léon de la
fin du XIe jusqu’au milieu du XIIIe siècle », Bulletin
de la Société archéologique du Finistère, 150 (2022), p. 178-179, pour un
dernier état de la question.
[2] Idem, Le dossier littéraire de saint Goëznou et la
controverse sur la datation de la vita sancti Goeznovei, suivi en annexe
de la vita de saint Ténénan, Morlaix, 2020, p. 61-101.
[3] Hubert Guillotel, « CR
de l’ouvrage de Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne, Paris,
1980 », Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne,
(1981), p. 356.
[4] Jean-Paul Soubigou, « Les origines de l’abbaye
de Saint-Mathieu », Bulletin de la Société
archéologique du Finistère, 125 (1996), p. 247-261 ; idem,
« Les transferts de reliques au Moyen Âge », eodem loco, 143
(2025), p. 345-365.
[5] A.-Y. Bourgès, Le dossier littéraire de saint
Goëznou…, p. 149-155.
[6] Ibidem, p. 104 (texte latin) et 105
(traduction française).
[7] André Oheix, « Les évêques de Léon aux Xe
et XIe siècle », Association bretonne. Comptes-rendus,
procès-verbaux, mémoires, 3e série, 30 -1912), p. 249-250, qui
s’appuie sur un acte publié par Paul de La Bigne-Villeneuve, Cartulaire de
l’abbaye de Saint-Georges de Rennes, Rennes, 1876, p. 142-143.
[8] H. Guillotel, « CR de l’ouvrage de Léon Fleuriot… »,
p. 356.
[9] A.-Y. Bourgès, Le dossier littéraire de saint
Goëznou…, p. 91-94.
[10] Voir par exemple Luc D’Achéry, Spicilegium…, 1e
édition, t. 12, Paris, 1675, p. 638-651 ; 2e édition, t. 1,
Paris, 1723, p. 636-639. – Philippe
Labbé et Gabriel Cossart, Sacrosancta Concilia…, 1e édition, t.
10, Paris, 1671, col. 1530-1531 ; 2e édition, t. 13, Venise, col.
438-439 ; édition complétée par Dominique
Mansi, Sanctorum Conciliorum nova et amplissima Collectio…, t. 22,
Venise, 1778, col. 239-240 et 458-468.
[11] Gwenaël Le Duc, « La date de la vita
Goeznouei », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,
125 (1996), p. 276 : « Ne jugeons pas la valeur des variantes en
fonction du nombre de leurs ‘’supporters’’, si je puis dire : ces éditeurs
se recopient ».
[12] Ibidem, p. 277.
[13] Guillelmus Tyrensis, Historia rerum in partibus
transmarinis gestarum, XXI, 26 : Per idem tempus, Romae celebrata
est synodus in basilica Constantiniana, qui dicitur Lateranum, trecentorum
episcoporum; pontificatus domini Alexandri anno vicesimo, mense Martio,
indictionis XII, quinta die mensis. Cui si quis statuta et episcoporum nomina,
numerum et titulos scire desiderat, relegat scriptum quod nos ad preces
sanctorum Patrum, qui eidem synodo interfuerunt, confecimus diligenter ; quod
in Archivo sanctae Tyrensis Ecclesiae, inter caeteros, quos eidem contulimus
Ecclesiae libros, cui jam sex annos praefuimus, jussimus collocari (« Vers
le même temps, la vingtième année du pontificat d’Alexandre, au mois de mars,
pendant la douzième indiction, le 5e jour du mois, se tint à Rome, dans la
basilique constantinienne qui est appelée le Latran, un synode de trois cents
évêques : si quelqu'un désire en connaître les décrets ainsi que les noms des
évêques, leur nombre et leurs titres, qu'il relise l'écrit que nous avons
composé avec soin à la demande des saints Pères qui furent présents à ce même
synode ; écrit que nous avons ordonné de déposer dans les archives de la sainte
Église de Tyr, parmi les autres livres que nous avons offerts à cette même
Église, dont nous sommes le chef depuis déjà six ans »).
[14] Danica
Summerlin, The canons of the Third Lateran Council of 1179. Their origins
and reception, Cambridge, 2019, p. 135 et n. 54-55.
[15] Lat. 17656,
f. 160v-162v ; lat. 14938, f. 263v-266v ; lat, 14664, f. 266r-269v.
[16] Voyage
littéraire de deux religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur,
Paris, 1724, p. 25 ; Vetera Scriptorum Collectio…, t. 7, Paris,
1733, col. 77-86.
[17] D.
Summerlin, The canons of the Third Lateran Council…, p. 136 et n. 59.
[18] Add. 39646, f. 152v–155r.
[19] Voir P. Labbé et G. Cossart, Sacrosancta Concilia…,
2e éd., col. 438-439 (en marge : ex schedis Sirmondi) ;
D. Mansi, Sanctorum Conciliorum nova et amplissima Collectio…, col. 239
(en marge : Ex schedis Sirmondi)
[20] Chantal Reydellet, Monique Chauvin-Lechaptois et
Julien Bachelier (éd.), Cartulaire de Saint-Melaine de Rennes, Suivi de 51
chartes originales, Rennes, 2015, p. 193-194 (acte n° 132).
[21] Judith
Everard et Michael Jones (éd.), The
Charters of duchess Constance of Brittany and her family, 1171-1221,
Woodbridge, The Boydell Press, 1999, p. 59, 61, 62, 63, 66, 81, 83.
[22] Bernard Tanguy, « Les lieux de culte de saint
Yves en Bretagne », Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.), Saint
Yves et les Bretons. Culte, images, mémoire (1303-2003), Rennes, 2004, p.
129-134
[23] Ibidem, p. 131.
[24] Ibid., p. 132
[25] Ibid.
[26] Léopold Delisle (éd.), Chronique
de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel ; suivie de divers opuscules
historiques de cet auteur et de plusieurs religieux de la même abbaye, t.
2, Rouen, 1873, p. 47-48.
[27] C’est ainsi qu’une
lecture un peu rapide de la fin de ce passage a conduit Albert Le Grand à
introduire dans son catalogue des évêques de Léon un prélat du nom de Barthélemy qui est présenté
comme le successeur de l’évêque Hamon : voir La Vie, gestes, mort et
miracles des saincts de la Bretaigne armorique : ensemble un ample catalogue
chronologique et historique des évesques des neuf éveschez d'icelle,
Nantes, 1637 p. 478.
[28]
Walter Ysebaert, « Cinq lettres inconnues d’Étienne d’Orléans
(1128-1203) », Sacris erudiri,
t. 45 (2006), p. 372-373.
[29]
Ibidem, p. 368.